Dans le passé, en l’absence de système général de retraites, les personnes âgées, qui ne pouvaient recevoir de revenus suffisants de leur capital pour vivre, avaient la solution de vendre partiellement ou totalement leurs biens, le plus souvent leur maison, tout en conservant le droit d’usage et d’habitation ou l’usufruit, contre le versement régulier d’une pension jusqu’à la fin de leur vie.
Ce système a rendu service à de nombreuses générations : les plus jeunes, en activité, se constituaient progressivement un capital immobilier et les autres plus âgés trouvaient ainsi le moyen de vivre décemment jusqu'à la fin de leur vie.
En effet, acheter un bien en viager permet de devenir propriétaire avec un apport personnel souvent réduit.. L'acquéreur débirentier qui devra avoir une bonne capacité d'épargne à long terme, étalera sa charge financière sur la durée de la vie de son vendeur.
L'acheteur doit être relativement jeune afin d'éviter d'avoir à payer une rente lorsqu'il aura cessé toute activité professionnelle. Il doit également exister un écart d'âge suffisant entre le débirentier et le crédirentier, écart d’au moins 20 ans. Le viager immobilier représente aujourd'hui en France un micro-marché de l'ordre de 4000 transactions annuelles : aucune statistique précise ne peut toutefois confirmer ce chiffre.
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